mardi 1 novembre 2011

Souvenirs d'une escapade en Italie

C'était un samedi d'une fin de mois d'octobre. Après quelques jours passés au pays des betteraves et des chicons, et une escale chantante à la capitale, je quittais de nouveau Chalon pour tenter de trouver le soleil chez nos voisins latins.
J'ai donc embarqué donc dans le TER en direction de Chambéry pour y rejoindre un joyeux Liron et son amie et direct pour l'Italie...




Pause repas du premier soir à Bourg Saint Maurice. On nous offre le bissap à la fin du repas. La boisson n'est pas vraiment ancrée dans la tradition alpine mais nous apprécions son goût sucré.
Nous demandons au serveur s'il y a encore des camping ouvert à cette époque de l'année. Il ne semble pas sûr de lui mais nous dit de prendre la direction de Seez... Nous nous demandons en quoi suivre un chanteur dépressif nous aidera à trouver un camping et quittons le restaurant.



 
Nous reprenons la route et décidons de continuer en direction du col dans l'espoir de trouver un endroit où camper. Nous finissons par arriver devant un camping dont le panneau à l'entrée dit qu'il est ouvert. Après un rapide tour des lieux, nous avons un sérieux doute sur la valeur de l'indication. Mais comme la barrière n'est pas verrouillée et que nous sommes fatigués, nous décidons de nous installer.

Après une nuit fraîche mais bien protégé dans ma tente, emmitouflé dans deux sacs de couchage, nous sommes prêts à reprendre la route. 

Peu avant d'atteindre le col du Saint Bernard, nous passons avec inquiétude devant un panneau qui indique que la route est barrée plus loin. Nous décidons de continuer tout de même car l'alternative seraient de redescendre dans la vallée pour aller récupérer le tunnel du Mont Blanc, soit beaucoup de kilomètres, de temps et de lires perdues en perspective...




Nous atteignons rapidement le col du Saint Bernard. L'endroit est plutôt désert. Il n'y a plus que des bâtiments de la douanes plus ou moins à l'abandon et un hôtel au nom farfelu qui semble tout autant inutilisé. Nous atteignons la frontière que nous passons sans problème.


Il y avait bien une barrière mais celle-ci avait été mise sur le côté. C'est donc rassuré que nous entrons en Italie... jusqu'à ce que l'on tombe nez-à-nez avec une camionnette en travers de la route et empêchant tout passage.




Heureusement, presque immédiatement, des carabineri sont arrivés et ont pu dégager le chemin.




Notre première étape s’effectue à Aoste. Nous peinons un peu pour trouver de la place pour garer la voiture. En effet, la ville organise un cross dans ses rues et la plupart des places sont interdites. Nous faisons un tour en centre ville ou nous avons le plaisir de trouver un marché du chocolat et nous arrêtons prendre quelques boissons chaudes dans un café de la place centrale. Les chocolats chauds italiens nous surprennent par leur consistance mais sont délicieux.
 

Nous repartons par les petites routes en direction du lac majeur que nous atteignons dans l'après-midi. Nous trouvons un camping où nous installer non loin de la ville de Stresa, situées sur la berges ouest du lac. L'heure avançant et la météo étant peu clémente, nous décidons de remettre au lendemain la visite des îles Borromées toute proches et allons faire un tour en ville en passant par et le long de la promenade qui borde le lac.







Le lendemain matin, nous embarquons pour les îles Borromées, nommées ainsi d'après le nom de la famille lombarde qui en est propriétaire : les Borromeo. Nous visitons successivement isola dei Pescatori (l'île des pêcheurs) très charmantes avec ses petites ruelles et ses maisons de pêcheurs et Isola Bella dont l'imposant chateau baroque et les jardins étaient malheureusement déjà fermés.

 





Après le lac majeur, nous décidons de nous rendre au lac de Côme et de faire un tour dans la ville du même nom.













Le tour de la ville est assez rapide. Nous déjeunons dans un petit resto du côté de la gare (pizzas et risotto !) puis une petite pause café avant de reprendre la route du retour.

2011-10-29 to 31 Région des Lacs, Italie

samedi 29 octobre 2011

Quelques vues de Saint Quentin...
















                         Parc d'Isle 















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Place de l'Hôtel de Ville


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Place La Fayette

mercredi 26 octobre 2011

Entre betteraves et spaghettis, un petit passage à Paris...






































2011-10-27 Paris

Betteraves et soleil d'octobre

Les vacances de Toussaint, souvent synonyme de retour du froid, de nuages dans le ciel et de visites au cimetière, bref, une semaine et demi pour méditer l’arrivée de l’hiver en toute quiétude. A cette occasion réjouissante, j’ai décidé de prendre la route en direction d’une destination ensoleillée : la Picardie, alias le pays de la rose.

Tout débute par une matinée brumeuse en pays bourguignon. La journée de la veille avait été fraîche : matinée humide, cross du collège, crampes aux mollets, puis une soirée en gente compagnie à mirer des compagnies de théâtre de rue dont une tout feu tout flamme dansant le flamenco sur le plateau Saint Jean de Chalon sur Saône, par un froid à faire geler un cœur andalou mais à susciter des envies de crêpes qui nous firent terminer sur l’île Saint Laurent devant une bolée de cidre accompagnée de quelques platitudes au froment recouvertes de caramel breton, de beurre salé et autres joyeusetés sucrées. Bref… (©Bref, production Canal +) ce matin, comme beaucoup d’autres par ailleurs, sortir du confort chaleureux de ma couette ne fut pas l’entreprise la plus aisée de la journée.

9h30, je m'arrête sur la première aire d'autoroute au nord de Chalon sur Saône. J'ai rendez-vous avec des savoyards pour récupérer un colis à livrer dans l'Aisne : mon cousin, Florian, onze ans et demi, 1m51. Nous saluons ses grands-parents et sa grande sœur puis prenons la route... du NORD. En chemin, nous faisons une halte dans la ville des Sacres pour visiter la Cathédrale Notre-Dame de Reims. Après avoir fait un tour dans la nef, nous voyons un panneau nos signalant qu'il est possible de visiter les tours. Nous nous rendons donc au musée du Tau, situé juste au nord de la cathédrale dans les anciens appartements de l'évêché, pour prendre nos billets. Après avoir fait un tour dans le musée qui abrite différents éléments extraits de la cathédrale (statues, tapisseries, trésors...) nous retrouvons notre guide aux yeux aussi bleus que le ciel de cette belle après-midi d'automne. Je me dis que l'ascension promet une vue fort agréable et regrette déjà de ne pas avoir rechargé la batterie de mon appareil photo...

Nous grimpons les 249 marches de l'escalier en colimaçon de la tour nord avant de parvenir sur un palier situé entre les deux tours. De là, nous franchissons une porte qui nous mène sur la façade de la cathédrale, aux pieds des sculptures de Clovis, sa femme Clotilde et de l'évêque Rémi tenant la sainte ampoule avec laquelle il baptisa le roi des Francs à la fin du Vème siècle. Notre guide nous présente différents bâtiments visibles depuis là et nous explique que la plupart des sculptures constituant la galerie des rois sont en fait des rois fictifs. Puis nous franchissons de nouveau la porte et nous rendons dans la charpente même de la cathédrale. Le spectacle est impressionnant au moins autant que l'était la vue depuis la façade. Nous pénétrons dans une immense carène retournée construite en béton armée.


La guide nous explique que lors de la première grande guerre, un incendie se propagea dans la cathédrale suite aux bombardements allemands. L'intégralité de la charpente en chêne s'embrasa, faisant fondre le plomb du toit qui s'écoula par la bouche des gargouilles. La restauration fut confiée à l'architecte Henri Deneux et est réalisée grâce au mécénat des Rockfellers.


La visite se poursuit tout autour des toits de la cathédrale, entre les gargouilles et les statues des gardiens. Puis nous retournons à la voiture et terminons notre voyage par les petites routes de l’Aisne pour arriver chez notre grand-père, à St Quentin, dans la soirée. Je passerai ici quelques jours, occupés principalement par les repas, le repos et surtout du temps à partager avec mon cousin (visite de la ville, baptême de patins à glace…) et à écouter les récits de mon aïeul, avant de reprendre la route, jeudi pour Paris. Cela fait longtemps que je n’ai plus été à la capitale. L’idée me réjouit et fait remonter plein de souvenirs, plus ou moins agréables, mais pour toujours ancrés dans mon esprit.

dimanche 2 octobre 2011

I mog Di

Vendredi 30 septembre 2011, en route pour la fête d'Octobre.


A 15h30, Alberto et moi quittons Chalon en direction de München (Munich), en Bavière, pour profiter du dernier week-end clôturant les deux semaines de festivités que compte la fête de la bière, ou Oktoberfest. Après environ trois heures de route, nous rejoignons Luis, le frère d'Alberto, à Hésingue, un tout petit village non loin de Basel (Bâle) et faisons un changement de voiture. Il nous reste encore près de cinq heures de route à travers la Suisse, l'Autriche et l'Allemagne avant d'atteindre notre destination. Les autoroutes allemandes sont un calvaire, truffées de travaux qui ralentissent considérablement le trafic. Nous arrivons toutefois bien avant minuit à Munich, chez Guillermo qui nous héberge, et pouvons donc profiter d'une bonne nuit complète avant de nous lancer en direction de la Theresienwiese, le grand pré qui accueille la gigantesque foire de l'Oktoberfest.
Theresienwiese
Le lendemain, réveil à sept heures afin d'être sur le pieds de guerre. Nous avons pour objectif de nous rendre dans l'une des Festhalle, ces immenses tentes qui abritent les brasseries historiques de Munich. Nous nous retrouvons à la Festhalle de Hacker-Pschorr aux environs de 9 heures. Déjà, il y a foule. Une fois à l'intérieur, presque toutes les tables sont déjà occupés et c'est avec peine que nous trouvons à nous asseoir, accueilli par un groupes d'italiens forts sympathique. Dès lors, c'est le défilé des maß (mass), ces chopes de bières de 1 litre de contenance. Rapidement, ma notion du temps s'altère légèrement et j'ai du mal à situer le moment exact auquel nos voisins italiens ont cédé place à des voisines italiennes...

 

C'est dans cette même confusion que je sors de la tente, un peu trop rapidement malheureusement. En effet, Alberto et Luis sont encore à l'intérieur. Ne les voyant pas arriver, je tente d'entrer à nouveau mais, pour une raison qui m'est encore inconnue, il m'a fallu négocier finement avec le vigile pour qu'il finisse par me laisser passer (le terme "laisser passer" désignant dans ce cas l'action de prendre quelqu'un par le col et de le jeter à l'intérieur d'un espace clos en l'insultant alors qu'on tente de l'éloigner du dit espace depuis une heure). Malheureusement, plus de traces de mes comparses à l'intérieur.
Après quelques temps d'errances, je finis par retrouver Alberto qui se propose de m'offrir des bières. Nous nous rendons donc à un bar sur le champs de foire où il prend quatre pintes : "Ca nous évitera de devoir y retourner..." Après avoir bu un pinte et m'en avoir renversé une autre dessus, Alberto me laisse pour tenter de retrouver son frère. Pendant son absence, deux berlinoises engagent la discussion avec moi. Quand Alberto revient, il me prend par le col pour m'emmener retrouver son frère et met en doute ma sobriété eu égard à mes capacités de jugement esthétiques...


C'est à peu près à ce moment là, me semble-t-il, que commença de poindre le mal de tête le plus intense que j'ai connu jusqu'à présent, au point que je pense pouvoir le qualifier de première migraine en règle de ma vie. Dans ma confusion permanente au cours de la course qui suivit, je trouvai au sol un petit coussin en forme de cœur portant l'inscription "I mog Di" en lettres blanches. Muni de cet artefact, et dorénavant quasi incapable de m'exprimer sans grognement, je brandissais l'objet en guise de seule tentative de communication à chaque personne avenante que je croisais.
Nous avons fini par retrouver Luis et avons rejoint Guillermo en centre-ville pour aller manger un morceau. Après quoi, nous sommes retourné chez Guillermo pour dormir, finalement tôt puisqu'il était seulement 23h, mais suffisamment fatigués.


Le dimanche matin, après un bonne nuit, quelques verres d'eau et deux aspirines, je me sentais bien plus en forme que la veille. Après un bon brunch, nous avons pu profiter du soleil d'une été pas pressé de nous quitter pour faire un tour en centre ville. La ville est particulièrement agréable notamment grâce à l'immense tranchée de verdure qui la traverse de part en part, le long des berges de l'Isar. Ses bois et ses ruisseau offrent des espaces de détentes très appréciables et autorisent toutes sortes d'activité, du classique jogging jusqu'au surf... oui, du surf en pleine ville et à plus de 400m d'altitude, c'est possible, la preuve en image :


Après ce petit tour, nous retournons à la voiture et prenons la route pour le retour vers 14h30...9 heures plus tard, nous sommes de retour à Chalon. Au final, je m'aperçois que peu de choses changent : je reviens d'Allemagne, plein de fatigue, la tête toute retournée et le cœur dans la main qui cri "I mog Di" !



Albums photos :
2011-10-01 Oktoberfest

2011-10-02 München

mercredi 28 septembre 2011

Travail à la chaîne

Les premières interrogations de l'année commencent à défiler. A une ou deux têtes près, trois cents élèves à corriger... J'avais presque oublié comme j'adore le travail à la chaîne.

  

Vivement le wochenende qu'on oublie tout ça autour d'une bonne (dizaine) de choppes, fête de la bière oblige.

vendredi 2 septembre 2011

Plus vraiment en vacances

Ça y est, c'est officiel, une nouvelle année scolaire commence. Pas encore totalement sorti des vacances, dont le descriptif sur ce blog risque de ne pas être complété avant 2017 à cette allure, surtout avec la reprise et le travail (oui, il y en a un peu quand même) qui va avec, je me suis rendu ce matin à Verdun sur le Doubs pour commencer cette journée de pré-rentrée. Lorsque le réveil à retenti, cela m'a donné l'impression d'entendre la voix roque d'une vieille maîtresse trop collante mais qu'on avait fini par oublier après des années de fuite dans des contrées lointaines mais qui vous tombe dessus dès votre retour au pays... enfin, en réalité je n'ai aucune idée de ce que revoir une vieille maîtresse trop collante mais qu'on avait fini par oublier après des années passées dans des contrées lointaines peut faire mais je pense que c'est presque aussi terrible que d'entendre son réveil sonner à 6h40 après deux mois de silence et de vacances.

Bref, je débarque donc à Verdun (sur le Doubs, pas celui plein de trous) et jette un dernier coup d’œil à mon parasol Panach' qui dort encore à l'arrière de ma voiture ainsi qu'à l'os de seiche, souvenir des plages d'Anglet qui pourrit le depuis plus d'un mois le vide-poche sous le pare-brise, avant de me diriger vers le portail du collège déjà nostalgique du temps des vacances. Heureusement, je suis bien accueilli et rencontre les collègues nouvellement arrivées, puis on enchaîne directement avec le café. S'ensuit le "marathon" inter-établissement : après l'AG à Verdun, je prends la route pour Saint Martin en Bresse vers 10h30 pour assister une autre AG. Timing parfait puisque j'entre dans la salle au moment où le chef annonce que je suis de nouveau présent dans l'établissement. Après le déjeuner à Saint Martin (passage obligatoire de tout fin gourmet) je me rend à mon troisième établissement, le collège de Saint Rémy. Je rencontre alors mon nouveau collègue de SVT, Corentin, stagiaire qui remplace Marie-Claude partie à la retraite, et apprends qu'il n'y a pour l'instant personne pour prendre en charge les heures restantes mon autre collègue n'étant pas de retour à son poste. Plus tard dans l'après-midi, on nous annonce qu'un contractuel sera affecté sur l'établissement. Cela fait de moi l'enseignant de SVT ayant le plus d'ancienneté dans l'établissement et coordinateur de labo en prime...

Bilan de la journée : pas mal de boulot en perspective pour cette année mais un emploi du temps encore une fois au top. Content, je peux rentrer dans mon petit chez moi. D'ailleurs, pour les curieux, vous pouvez avoir un petit aperçu du nouvel appartement ci-dessous ;)