dimanche 20 novembre 2011

Quelques verres et des questions...

Ce week-end se tenait à Beaune la 151ème vente des vins des Hospices de Beaune, considérée comme la plus célèbres vente de charité vinicole au monde. A cette occasion, nous nous sommes rendus aux caves du Patriarche qui organisaient une visite spéciale de leur galeries (5km au total !) avec dégustation d'une dizaine de vins dont de très grands crus : Rully 2010 sur fût (c'est-à-dire non encore mis en bouteille), Puligny-Montrachet 2009, Chassagne-Montachet 1er Cru Vergers 2009 pour les blancs et pour les rouges un Nuits-Saint-Geaorges 2009, Volnay 1er Cru Aussy 2008, Pommard 1er Cru Refènes 2006, Hospices de Beaune 1er Cru Cuvée Guigine de Salins 2000, Chambertin Clos de Bèze Grand Cru 1983 (magnum), Grand Echezeaux Grand Cru 1973 et Nuits-Saint-Georges 1959.







Au fil des sombres couloirs, nous avons découvert ces différents vins à la lueur des chandelles, servis par des étudiants du lycée viticole de Beaune pour les plus jeunes et par des œnologues confirmés (dont certains connaissaient même le Daumas Gassac !) pour les plus anciens. La visite fut très enrichissante, nous permettant de goûter des vins qu'il nous est bien rare de voir dans nos verres (la dernière bouteille chiffrant tout de même à 366€), et l'ambiance très conviviale bien qu'un peu oppressante par moment...

Le reste du week-end fut tout aussi gourmand : passage au restaurant chez Jules, sur l'Île Saint-Laurent de Chalon-sur-Saône hier soir et aujourd'hui, un petit tour au marché pour préparer un brunch au top : poêlée de Cèpes persillés, pancakes au lait cru tirée du matin avec fromage de chèvre frais, miel et confiture de mûres, kaki, œufs brouillés, saucisson au Beaufort et jambon cru (pas de photos, c'était trop appétissant et englouti avant qu'une quelconque objectif n'ait eu le temps de saisir les plats)... C'est le genre de week-end où l'on apprécie de vivre en métropole. Pourtant, la question de savoir quand je la quitterai, et pour où, se fait de plus en plus présente. Les demandes de mutations sont ouvertes depuis cette semaine, et l'appel d'autres horizons se fait de plus en plus pressant.

2011-11-19 Caves du Patriarche

mardi 1 novembre 2011

Souvenirs d'une escapade en Italie

C'était un samedi d'une fin de mois d'octobre. Après quelques jours passés au pays des betteraves et des chicons, et une escale chantante à la capitale, je quittais de nouveau Chalon pour tenter de trouver le soleil chez nos voisins latins.
J'ai donc embarqué donc dans le TER en direction de Chambéry pour y rejoindre un joyeux Liron et son amie et direct pour l'Italie...




Pause repas du premier soir à Bourg Saint Maurice. On nous offre le bissap à la fin du repas. La boisson n'est pas vraiment ancrée dans la tradition alpine mais nous apprécions son goût sucré.
Nous demandons au serveur s'il y a encore des camping ouvert à cette époque de l'année. Il ne semble pas sûr de lui mais nous dit de prendre la direction de Seez... Nous nous demandons en quoi suivre un chanteur dépressif nous aidera à trouver un camping et quittons le restaurant.



 
Nous reprenons la route et décidons de continuer en direction du col dans l'espoir de trouver un endroit où camper. Nous finissons par arriver devant un camping dont le panneau à l'entrée dit qu'il est ouvert. Après un rapide tour des lieux, nous avons un sérieux doute sur la valeur de l'indication. Mais comme la barrière n'est pas verrouillée et que nous sommes fatigués, nous décidons de nous installer.

Après une nuit fraîche mais bien protégé dans ma tente, emmitouflé dans deux sacs de couchage, nous sommes prêts à reprendre la route. 

Peu avant d'atteindre le col du Saint Bernard, nous passons avec inquiétude devant un panneau qui indique que la route est barrée plus loin. Nous décidons de continuer tout de même car l'alternative seraient de redescendre dans la vallée pour aller récupérer le tunnel du Mont Blanc, soit beaucoup de kilomètres, de temps et de lires perdues en perspective...




Nous atteignons rapidement le col du Saint Bernard. L'endroit est plutôt désert. Il n'y a plus que des bâtiments de la douanes plus ou moins à l'abandon et un hôtel au nom farfelu qui semble tout autant inutilisé. Nous atteignons la frontière que nous passons sans problème.


Il y avait bien une barrière mais celle-ci avait été mise sur le côté. C'est donc rassuré que nous entrons en Italie... jusqu'à ce que l'on tombe nez-à-nez avec une camionnette en travers de la route et empêchant tout passage.




Heureusement, presque immédiatement, des carabineri sont arrivés et ont pu dégager le chemin.




Notre première étape s’effectue à Aoste. Nous peinons un peu pour trouver de la place pour garer la voiture. En effet, la ville organise un cross dans ses rues et la plupart des places sont interdites. Nous faisons un tour en centre ville ou nous avons le plaisir de trouver un marché du chocolat et nous arrêtons prendre quelques boissons chaudes dans un café de la place centrale. Les chocolats chauds italiens nous surprennent par leur consistance mais sont délicieux.
 

Nous repartons par les petites routes en direction du lac majeur que nous atteignons dans l'après-midi. Nous trouvons un camping où nous installer non loin de la ville de Stresa, situées sur la berges ouest du lac. L'heure avançant et la météo étant peu clémente, nous décidons de remettre au lendemain la visite des îles Borromées toute proches et allons faire un tour en ville en passant par et le long de la promenade qui borde le lac.







Le lendemain matin, nous embarquons pour les îles Borromées, nommées ainsi d'après le nom de la famille lombarde qui en est propriétaire : les Borromeo. Nous visitons successivement isola dei Pescatori (l'île des pêcheurs) très charmantes avec ses petites ruelles et ses maisons de pêcheurs et Isola Bella dont l'imposant chateau baroque et les jardins étaient malheureusement déjà fermés.

 





Après le lac majeur, nous décidons de nous rendre au lac de Côme et de faire un tour dans la ville du même nom.













Le tour de la ville est assez rapide. Nous déjeunons dans un petit resto du côté de la gare (pizzas et risotto !) puis une petite pause café avant de reprendre la route du retour.

2011-10-29 to 31 Région des Lacs, Italie

samedi 29 octobre 2011

Quelques vues de Saint Quentin...
















                         Parc d'Isle 















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Place de l'Hôtel de Ville


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Place La Fayette

mercredi 26 octobre 2011

Entre betteraves et spaghettis, un petit passage à Paris...






































2011-10-27 Paris

Betteraves et soleil d'octobre

Les vacances de Toussaint, souvent synonyme de retour du froid, de nuages dans le ciel et de visites au cimetière, bref, une semaine et demi pour méditer l’arrivée de l’hiver en toute quiétude. A cette occasion réjouissante, j’ai décidé de prendre la route en direction d’une destination ensoleillée : la Picardie, alias le pays de la rose.

Tout débute par une matinée brumeuse en pays bourguignon. La journée de la veille avait été fraîche : matinée humide, cross du collège, crampes aux mollets, puis une soirée en gente compagnie à mirer des compagnies de théâtre de rue dont une tout feu tout flamme dansant le flamenco sur le plateau Saint Jean de Chalon sur Saône, par un froid à faire geler un cœur andalou mais à susciter des envies de crêpes qui nous firent terminer sur l’île Saint Laurent devant une bolée de cidre accompagnée de quelques platitudes au froment recouvertes de caramel breton, de beurre salé et autres joyeusetés sucrées. Bref… (©Bref, production Canal +) ce matin, comme beaucoup d’autres par ailleurs, sortir du confort chaleureux de ma couette ne fut pas l’entreprise la plus aisée de la journée.

9h30, je m'arrête sur la première aire d'autoroute au nord de Chalon sur Saône. J'ai rendez-vous avec des savoyards pour récupérer un colis à livrer dans l'Aisne : mon cousin, Florian, onze ans et demi, 1m51. Nous saluons ses grands-parents et sa grande sœur puis prenons la route... du NORD. En chemin, nous faisons une halte dans la ville des Sacres pour visiter la Cathédrale Notre-Dame de Reims. Après avoir fait un tour dans la nef, nous voyons un panneau nos signalant qu'il est possible de visiter les tours. Nous nous rendons donc au musée du Tau, situé juste au nord de la cathédrale dans les anciens appartements de l'évêché, pour prendre nos billets. Après avoir fait un tour dans le musée qui abrite différents éléments extraits de la cathédrale (statues, tapisseries, trésors...) nous retrouvons notre guide aux yeux aussi bleus que le ciel de cette belle après-midi d'automne. Je me dis que l'ascension promet une vue fort agréable et regrette déjà de ne pas avoir rechargé la batterie de mon appareil photo...

Nous grimpons les 249 marches de l'escalier en colimaçon de la tour nord avant de parvenir sur un palier situé entre les deux tours. De là, nous franchissons une porte qui nous mène sur la façade de la cathédrale, aux pieds des sculptures de Clovis, sa femme Clotilde et de l'évêque Rémi tenant la sainte ampoule avec laquelle il baptisa le roi des Francs à la fin du Vème siècle. Notre guide nous présente différents bâtiments visibles depuis là et nous explique que la plupart des sculptures constituant la galerie des rois sont en fait des rois fictifs. Puis nous franchissons de nouveau la porte et nous rendons dans la charpente même de la cathédrale. Le spectacle est impressionnant au moins autant que l'était la vue depuis la façade. Nous pénétrons dans une immense carène retournée construite en béton armée.


La guide nous explique que lors de la première grande guerre, un incendie se propagea dans la cathédrale suite aux bombardements allemands. L'intégralité de la charpente en chêne s'embrasa, faisant fondre le plomb du toit qui s'écoula par la bouche des gargouilles. La restauration fut confiée à l'architecte Henri Deneux et est réalisée grâce au mécénat des Rockfellers.


La visite se poursuit tout autour des toits de la cathédrale, entre les gargouilles et les statues des gardiens. Puis nous retournons à la voiture et terminons notre voyage par les petites routes de l’Aisne pour arriver chez notre grand-père, à St Quentin, dans la soirée. Je passerai ici quelques jours, occupés principalement par les repas, le repos et surtout du temps à partager avec mon cousin (visite de la ville, baptême de patins à glace…) et à écouter les récits de mon aïeul, avant de reprendre la route, jeudi pour Paris. Cela fait longtemps que je n’ai plus été à la capitale. L’idée me réjouit et fait remonter plein de souvenirs, plus ou moins agréables, mais pour toujours ancrés dans mon esprit.