dimanche 10 juillet 2011

Montagne et musique (2/4)

Dimanche 10 juillet 2011 :

Réveillé à 7h le lendemain matin par un soleil déjà haut dans le ciel, la bouche pâteuse et les jambes recroquevillées à cause de l'étroitesse de ma couche, je me lève face au Mont Blanc et ai le sentiment d'être aller un peu trop au nord-est... Après un rapide petit déjeuner, je redescend dans la vallée et fait route en direction d'Ugine. J'ai pour objectif de me rendre à Serraval, commune du sud des Aravis, pour faire le tour du pic du même nom. Ugines, Faverges, Saint Férréol... cela faisait un bout de temps que je n'étais pas passé par là. Je monte dans le massif et arrive finalement au point de départ de ma randonnée. Je relis mon topo : plus de 700m de dénivelé et environ 6h de marche... il est 10h passée, j'ai peu mangé et peu dormis et prévois de rejoindre Florian le soir même (et quand on se voit avec Florian, c'est rarement pour faire du tricot)... Bah, on verra bien me dis-je en me coiffant de mon chapeau et en m'engageant à travers l'alpage. Mais quand trente minutes plus tard, je sens mes cuisses se raidir, que mon souffle couvre le tintement des cloches des Montbéliardes et que je manque de me noyer dans ma transpiration, je comprends que je ne suis pas au mieux de ma forme. En plus il y a ces gros nuages gris qui me poursuivent depuis hier soir... Je décide donc de m'arrêter au bout d'une petite heure d'ascension, de faire un rapide pic-nique et de redescendre. Le Bourget et son lac me semblent finalement une bien meilleure alternative et, une fois sur place, le plaisir d'un bon bain dans une eau à 23°C sous pour un air à 24°C me confirme la sagesse de ma décision. D'autant que, comme je m'y attendais, Florian ne comptait pas me laisser me reposer... malgré tout, il fut compréhensif (et surtout pas tout à fait remis du mariage de la veille) et on se contenta pour la soirée d'une petite viaferrata, la viaferrata du Rocher du Cornillon que nous avions déjà testé l'année dernière.




samedi 9 juillet 2011

Montagne et musique (1/4)

Samedi 9 juillet 2011 :

Chalon est derrière, je roule vers chez moi. Retour à Villefontaine pour ce début de vacance. Les choses bougent et pourtant, la scène semble se répéter comme une pièce de théâtre enregistrée sur un disque rayé. Ainsi, je suis arrivé en Dauphiné mercredi. Après deux ou trois jours passés en famille, et malgré une légère baisse de motivation due à des prévisions météorologiques et des pensées un peu grises, je prends tout de même la route de Cluses, en Haute-Savoie, pour assister au festival Musiques en Stock ce samedi.
Au fur et à mesure des kilomètres, mon vague à l'âme s'estompe, la présence des montagnes me rassure et me console. Après un escale de curiosité à la Roche sur Foron (ou on peut voir un gros morceau de roche sur une rivière appelé Foron...), j'arrive en début d'après-midi à Cluses. Il fait beau et les alentours résonnent d'un son rock provenant d'une petite scène placée là afin d'occuper les festivalier en attendant les concerts du soir. J'observe un instant ce spectacle puis visite un peu la ville et ses alentours (quand je dis alentours, cela inclus une balade de deux heures dans la forêt surplombant la ville à la recherche d'une cascade sur laquelle je finis par "tomber" presque littéralement). Cette petite excursion m'ayant mis en appétit, je retourne vers le festival et fais le tour des stands de ravitaillement : tex-mex, kebab, chinois, indien, argentin... autant dire qu'il y a du choix. Je me décide pour une assiette indienne avec riz au curry, pakora, galette et petite pâtisserie, dont j'ai oublié le nom, accompagnés d'un thé tchaï. Ainsi rassasié me voilà prêt pour assister  au concert... oh drame, oh désespoir, le premier artiste manque de m'endormir : Jim Yamouridis, chanteur folk d'origine australienne émigré en Auvergne (il y en a qui ont de drôle d'idée tout de même...) nous chante des balade bien sympathique mais bien trop posées pour moi après quelques heures de route, de marche et de forte chaleur. D'autant qu'il est encore tôt (à peine 20h) et que la place est encore loin d'être remplie.
Résistant malgré tout, je parviens à tenir jusqu'au groupe suivant : Joseph d'Anvers et ses rythmes au rock plus prononcé parviennent à me réveiller et la place commence à se noircir de monde. L'ambiance se réchauffe doucement et je commence à me laisser entrainer par la musique. Quand le groupe termine sa prestation, j'ai retrouvé ma bonne humeur et mon entrain et comme j'étais en plein exercice d'applaudissement, j'entends une voix dans mon dos disant : "Mais vas lui demander un autographe au monsieur à lunettes." Dans ma grande perspicacité (j'avais remarqué qu'aucun des musicien ne portait de lunette) et suivant une intuition, je me retournai pensant qu'on parlait de moi. Et là, oh stupeur, la magie Chalonnaise agit même hors des frontière bourguignonne (pour précision, la magie chalonnaise veut que dès que vous sortiez de cher vous, vous croisiez quelqu'un de votre connaissance étant donné la petitesse de la ville) : je retrouve des membres du Club Alpin Français de Chalon, venu rendre visite et grimper avec des amis de la région et devenus groupies de l'artiste suivant pour la soirée. Je me joins donc à eux pour assister à l'entrée  en scène de Sophie Hunger et de ses musiciens. La jeune Zurrichoise, bien que visiblement inquiétées par les orages s'abattant sur les monts alentours, et ses comparses nous ont offert de purs moment de magie musical entre folk et jazz et notamment avec une reprises toute personnelle du "Vent nous portera".



Après une telle prestation, Yann Tiersen m'a quelque peu déçu en comparaison. En même temps, je ne m'attendais pas, venant du compositeur de la bande son du film Amélie Poulain, à entendre un musique expérimental dans laquelle l'objet de l'expérimentation semble être la résistance maximale des corde du violon que porte l'artiste.



Un peu surpris mais pas mécontent, je retourne à ma voiture et prend le volant sous un ciel sans étoiles. Après avoir rouler prêt d'une demi-heure à la recherche d'un endroit où dormir tranquille (j'avais d'abord trouvé un bord de lac qui semblait correspondre à mes attentes mais la vision en pleine nuit d'une grande tente à l'entrée de laquelle était inscrit "Jésus vous accueille" m'a conduit à pousser plus avant mes recherches), je me gare pour la nuit un peu au hasard sur un bord de route.


samedi 2 juillet 2011

Vacances et partances

"Ça serre un peu, là, tout au fond. Comme si une petite main tentait de s'accrocher à quelque chose qu'on ne peut empêcher de filer."



Réveil un peu difficile ce matin, teinté d'une légère amertume. L'année s'est définitivement clôturée hier. Nous nous sommes retrouvés au collège autour d'un buffet digne des meilleures réceptions de l'ambassadeur (les verrines maisons étaient à tomber).



Instant de convivialité et de bilan sur l'année écoulée. Comme l'a dit le chef dans son discours, c'est une nouvelle page qui se tourne... et quelle page. Tant de changements, de rencontres, de purs instants de vies, de rires et de larmes... et une symphonie de couleurs qui teinteront des souvenirs pour longtemps.

Les derniers voisins et amis de la rue Thalie sont partis aujourd'hui. L'appartement du dessus n'est pas vide, mais ce ne sont plus les mêmes. Seuls quelques souvenirs des moments passés restent accrochés aux murs du salon. Il faut tourner la page et écrire la prochaine. Dans deux semaines, ce sera notre tour de quitter cette ruelle. Mais en attendant, dehors, le soleil brille et l'appel au voyage se fait de plus en plus fort, comme une chanson qui tourne en boucle dans ma tête...


samedi 4 juin 2011

Quand Lugdunum résonne

Pour ce long week-end d'Ascension, aucun départ lointain n'était prévu. Après plus d'un mois d'une météo estivale, on aurait bien goûté aux délices montagnards en commençant la saison des via ferrata pas la si réputée via ferrata du diable. Mais voilà, le ciel en a décidé autrement : pluies abondantes et même neige à douze cents mètres ont ouvert ce mois de juin.

On annule la montagne pour se laisser embarquer vers Lyon et ses nuits sonores le jeudi soir. Ambiance fort différente mais pas moins agréable. Des quais de Rhône au Transbordeur, de l'électro et du vélo (le vélo'v reste vraiment le meilleur moyen de transport du citadin noctambule selon moi) toute la nuit. Le lendemain, réveil un peu difficile. J'enfourche de nouveau un vélo rouge et me rend en centre ville pour déguster un bagel avec Julien qui me raconte son aventure californienne. Puis je flâne à travers les rues qui résonnent de musqiues électroniques jusqu'à me poser au pieds d'un bus à Impérial Londo-Dijonais diffusant de la Drum'n'Bass à tout va et à la buvette duquel on pouvait manger de très bon petits pains d'épices.












La fin d'après-midi approchant, j'emprunte mon dernier vélo de la journée pour me rendre à la Part-Dieu, pour la crémaillère d'Emilie et Charles. La soirée se passe de manière fort sympathique (même si j'ai eu quelques difficultés avec la sculpture sur ballons).
Au final, retour au train ce samedi matin. Dans l'attente de celui-ci, je fais un petits tour dans le centre commercial de la Part-Dieu où mon attention est retenue par un attroupement devant une nouvelle boutique :



 Il s'agissait de l'inauguration de la nouvelle boutique Apple. La file d'attente était impressionante, tout cela juste pour faire un tour dans la boutique et se voir offrir un T-shirt... les gens sont prêt à n'importe quoi. Si ça continue comme ça, il y en a qui finiront par vendre leurs organes pour un i-pad...ah, bah en fait c'est déjà fait.


dimanche 29 mai 2011

American food

Mercredi 25 mai :
Ce soir là, c'était soirée burger chez Marie-Laure. Mais attention, quand Marie-Laure, cuisine, ce n'est pas à moitié : pains maison, steak maison, Coleslaw maison, sauce barbecue maison... il n'y avait pratiquement que le coca qui n'était pas maison.



Pour ma part, je m'étais occupé du dessert : cookies (maison bien sûr) et crème glacée. Comme dirait l'oncle Ben, "C'est toujours un succès" même si cette fois-ci, les petits biscuits étaient un peu carbonisés sur leurs appuis (la faute au four, pas à l'homme...).
En tout cas, encore une bonne petite soirée de plaisirs culinaires dont je vous livre ci-après quelques secrets :

samedi 28 mai 2011

Week-End festivalier

Jeudi soir, début d'un long week-end tranquille à Chalon sur Saône. Rien de prévu si ce n'est des copies à corriger et beaucoup de repos. Je me pose dans ma grotte et ouvre facebook : "Festival sixième continent à Gerland, des intéressés ?" ...
Envie de musique bretonne. Deux trois mots avec les amis... Tiens, les 24h de l'INSA sont aussi ce week-end, j'avais oublié ça...

Finalement, le week-end de repos est vite réorganisé : départ en train le vendredi soir et concert aux 24h de l'INSA avec Willou et Ben.








Le lendemain, un petit tour dans Lyon et on enchaîne avec le festival du Sixième continent, association culturelle lyonnaise. Danse et cuisine africaines dans l'après-midi et ambiance bretonne le soir venue avec Celkilt, groupe local, et Tri Yann qui nous a fait vibrer dans toute son excentricité bretonne. Pour finir, Fest-Noz jusqu'au petit matin. Fourbu de danses, je retourne à la Part-Dieu avec les premiers rayons du soleil. Dimanche matin, 8h, il est temps de dormir un peu... le week-end, c'est fait pour se reposer après tout.

mardi 3 mai 2011

Aller au fond des choses...


Par cent vingt mètres sous la surface du sol, accompagné d’êtres aux cris stridents et aux mœurs étranges, je marchais vers la lumière…



La classe comme on l’aime. Aujourd’hui, accompagné de trente-neuf de mes élèves et trois de mes collègues, nous nous sommes rendus aux grottes de Baume-les-Messieurs pour en faire la visite. Ces grottes, formées par dissolution du calcaire dans le plan de diaclases datant de l’orogenèse alpine (Hé ! Vous au fond. Vous ne suivez pas !) sont situées dans la Combe de Baume, au  nord-est de Lons-le-Saunier (Jura). Le site est plutôt impressionnant, notamment par la hauteur des grottes (la plus hautes faisant environ soixante-dix mètres) qui rend leur plafond invisible. De plus il est situé dans un cadre très agréable et à côté de la très ancienne abbaye de Baume qui vaut également le coup d’œil.
La sortie s’est bien déroulée même si, malgré la pluie, le Dard n’était pas en crue et n’a donc emporté aucun élève pendant la visite des grottes.



... j'espérais, en atteignant la lumière, trouver la vérité sur les questions que je me posais. Mais je me rendai vite compte que je n'étais que davantage aveugle à la réalité de ce monde souterrain.